Photographies numériques
2008
Cette série naît de la mort de mon père. La perte de l'autre provoque une déconstruction radicale. Ce que l'on croyait stable, sa propre présence au monde, se révèle avoir existé dans la relation. L'absent emporte avec lui une part de ce qu'on était.

L'espace circulaire n'est pas un cadre. C'est la spirale où s'engouffrent des émotions contradictoires, sans issue apparente. Le corps de la danseuse y négocie sa présence, entre résistance et dissolution.

Ici, l'époque ne se réfère qu'à moi. C'est ma propre traversée qui est en jeu, et le corps de la danseuse en porte la charge.Le noir et blanc dit cette ambivalence irréductible. Ni la tristesse seule, ni la vie qui continue. Les deux ensemble, inséparables, telles qu'elles coexistent dans le deuil réel.
Le grain est à la mesure de ce qui est à traverser. Un défi posé à la matière comme au corps.
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